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Coupe du monde 1998 : le sacre des Bleus, match par match

Ballon de football posé sur la pelouse d'un stade vide, photo d'illustration
Photo : Pixabay / Pexels

La France a remporté la Coupe du monde 1998 à domicile en battant le Brésil 3-0 en finale, le 12 juillet 1998 au Stade de France, grâce à deux buts de Zinédine Zidane et un d’Emmanuel Petit. Sept matchs, six victoires, un nul contre l’Italie franchi aux tirs au but, quinze buts marqués et deux encaissés : voici le parcours de l’équipe de France de 1998, rencontre par rencontre, avec les buteurs, les tournants tactiques et ce qu’il en reste.

L’essentiel

  • Vainqueur : la France, premier titre mondial de son histoire, 3-0 contre le Brésil le 12 juillet 1998 au Stade de France (Saint-Denis).
  • Buteurs de la finale : Zinédine Zidane, deux fois de la tête sur corner (27e minute et temps additionnel de la première période), puis Emmanuel Petit dans les arrêts de jeu.
  • Bilan des Bleus : 7 matchs, 6 victoires, 1 nul (Italie, qualification 4-3 aux tirs au but), 15 buts marqués, 2 encaissés.
  • Sélectionneur : Aimé Jacquet. Capitaine : Didier Deschamps. Meilleur buteur français : Thierry Henry, 3 buts.
  • Le tournoi : du 10 juin au 12 juillet 1998, 32 équipes pour la première fois, 64 matchs, 10 stades. Ronaldo élu meilleur joueur, Davor Šuker meilleur buteur avec 6 buts.

L’été Zidane ? Une équipe qui a surtout gagné par l’arrière

On raconte volontiers 1998 comme l’été d’un seul homme. Le récit tient en une image, deux coups de tête contre le Brésil, et il n’est pas faux. Il est incomplet. Zidane a disputé cinq des sept matchs des Bleus, il a manqué les deux autres pour suspension et il n’a marqué que lors d’un seul, la finale. Jusqu’au 12 juillet au soir, son tournoi tenait en un rôle de chef d’orchestre, un carton rouge et un tir au but réussi contre l’Italie.

Les chiffres du parcours décrivent une autre équipe. Sur quinze buts français, les attaquants en ont inscrit cinq : trois pour Thierry Henry, un pour Christophe Dugarry, un pour David Trezeguet. Stéphane Guivarc’h, titulaire en pointe lors des matchs à élimination directe, n’a pas marqué. À partir des huitièmes de finale, aucun attaquant français n’a trouvé le chemin des filets : les six buts de la phase à élimination directe sont signés Laurent Blanc, Lilian Thuram (deux), Zidane (deux) et Emmanuel Petit. Deux défenseurs, deux milieux.

À l’autre bout du terrain, la France n’a encaissé que deux buts en sept matchs, dont un penalty de Michael Laudrup. Un seul but concédé dans le jeu, celui de Davor Šuker en demi-finale, et on verra qu’il tient à un mètre de placement. Le socle, c’était la ligne Thuram, Blanc, Desailly, Lizarazu devant Fabien Barthez, protégée par Didier Deschamps et Emmanuel Petit. Aimé Jacquet a passé deux ans à être accusé de frilosité. Le tableau final lui donne raison sur un point précis : son équipe ne perdait jamais le contrôle d’un match, même les soirs où elle ne marquait pas.

Où s’est déroulée la Coupe du monde 1998 ?

En France, du 10 juin au 12 juillet 1998. Le pays accueillait le tournoi pour la deuxième fois, soixante ans après l’édition de 1938, et l’avait obtenu en juillet 1992 face à la candidature du Maroc. Qualifiée d’office comme pays hôte, l’équipe de France sortait pourtant de deux absences consécutives, en 1990 et en 1994. Le paradoxe est connu : la sélection qui allait gagner le Mondial n’avait disputé aucun match de Coupe du monde depuis douze ans.

L’édition 1998 est la première à 32 équipes, contre 24 en 1994. Cela donne 64 matchs, 171 buts, huit groupes de quatre et un tableau final à partir des huitièmes. La compétition se joue dans dix stades : le Stade de France à Saint-Denis, le Parc des Princes à Paris, le Vélodrome à Marseille, Gerland à Lyon, Félix-Bollaert à Lens, la Beaujoire à Nantes, le Stadium de Toulouse, le Parc Lescure à Bordeaux, la Mosson à Montpellier et Geoffroy-Guichard à Saint-Étienne.

Le Stade de France, construit pour l’occasion, a été inauguré le 28 janvier 1998 par un France-Espagne gagné 1-0. Le premier but de l’histoire de l’enceinte est de Zidane, ce qui ressemble à un clin d’œil écrit après coup, mais figure bien dans les archives. Le 10 juin, c’est là que s’ouvre le tournoi avec Brésil-Écosse (2-1), et c’est là qu’il se referme un mois plus tard. Pour le détail des 64 rencontres, la page officielle de la FIFA consacrée à France 1998 reste la référence.

Aimé Jacquet et les 22 : qui étaient les joueurs de l’équipe de France en 1998 ?

Aimé Jacquet n’était pas le candidat évident. Adjoint de Gérard Houllier pendant la campagne ratée vers le Mondial 1994, conclue par deux défaites à domicile contre Israël puis la Bulgarie à l’automne 1993, il prend la sélection le 17 décembre 1993, à titre provisoire. Son premier match, en février 1994, est une victoire 1-0 à Naples contre l’Italie. L’Euro 1996 s’arrête en demi-finale, aux tirs au but contre la République tchèque. Entre-temps, il a écarté plusieurs têtes d’affiche et construit une équipe autour d’une défense.

Les deux années suivantes sont plus rudes. Les matchs de préparation manquent d’éclat, et une partie de la presse, L’Équipe en tête, attaque un sélectionneur jugé trop prudent. Le 5 mai 1998, Jacquet annonce une liste élargie de 28 joueurs au lieu des 22 attendus, ce qui aggrave la brouille. La liste définitive tombe le 22 mai à Clairefontaine. Six joueurs sont écartés : Lionel Letizi, Martin Djetou, Ibrahim Ba, Sabri Lamouchi, Pierre Laigle et Nicolas Anelka. Lors du tournoi Hassan II au Maroc, fin mai, Fabien Barthez gagne sa place de titulaire aux dépens de Bernard Lama.

Poste Joueurs (club au début du tournoi)
Gardiens Fabien Barthez (Monaco), Bernard Lama (West Ham), Lionel Charbonnier (Auxerre)
Défenseurs Lilian Thuram (Parme), Laurent Blanc (Marseille), Marcel Desailly (AC Milan), Bixente Lizarazu (Bayern Munich), Frank Lebœuf (Chelsea), Vincent Candela (AS Rome)
Milieux Didier Deschamps, capitaine (Juventus), Zinédine Zidane (Juventus), Emmanuel Petit (Arsenal), Patrick Vieira (Arsenal), Christian Karembeu (Real Madrid), Youri Djorkaeff (Inter Milan), Alain Boghossian (Sampdoria), Robert Pirès (Metz), Bernard Diomède (Auxerre)
Attaquants Stéphane Guivarc’h (Auxerre), Christophe Dugarry (Marseille), Thierry Henry (Monaco), David Trezeguet (Monaco)

La répartition des clubs dit beaucoup de l’époque. Sept des 22 jouaient en Serie A, alors le championnat le plus exigeant tactiquement, quatre en Angleterre, un en Espagne, un en Allemagne et neuf en France. Henry et Trezeguet avaient 20 ans. L’ossature, elle, avait passé la trentaine ou s’en approchait : Blanc, Deschamps, Desailly, Lizarazu. Le staff comptait Roger Lemerre comme adjoint et Philippe Bergerôo pour les gardiens.

Le parcours complet des Bleus, match par match

Le tableau ci-dessous reprend les sept rencontres. Les scores et les buteurs ont été recoupés sur deux bases indépendantes, la fiche Wikipédia de l’équipe de France au Mondial 1998 et les feuilles de match compilées par la RSSSF.

Date Tour Adversaire Score Buteurs Stade
12 juin 1998 Groupe C, 1re journée Afrique du Sud 3-0 Dugarry, Issa (contre son camp), Henry Vélodrome, Marseille
18 juin 1998 Groupe C, 2e journée Arabie saoudite 4-0 Henry (2), Trezeguet, Lizarazu Stade de France, Saint-Denis
24 juin 1998 Groupe C, 3e journée Danemark 2-1 Djorkaeff (pen.), Petit ; M. Laudrup (pen.) pour le Danemark Gerland, Lyon
28 juin 1998 Huitième de finale Paraguay 1-0 a.p. Blanc (but en or) Félix-Bollaert, Lens
3 juillet 1998 Quart de finale Italie 0-0 a.p., 4-3 aux t.a.b. Tirs réussis : Zidane, Trezeguet, Henry, Blanc Stade de France, Saint-Denis
8 juillet 1998 Demi-finale Croatie 2-1 Thuram (2) ; Šuker pour la Croatie Stade de France, Saint-Denis
12 juillet 1998 Finale Brésil 3-0 Zidane (2), Petit Stade de France, Saint-Denis

Afrique du Sud et Arabie saoudite : deux victoires nettes, un carton rouge

Le 12 juin à Marseille, Guivarc’h se blesse dès la 26e minute et cède sa place à Dugarry, qui ouvre le score avant la pause. Un but contre son camp de Pierre Issa et un but d’Henry dans les arrêts de jeu complètent un 3-0 sans histoire. Le 18 juin à Saint-Denis, face à l’Arabie saoudite, Henry signe un doublé, Trezeguet et Lizarazu complètent, 4-0. Détail ironique, le sélectionneur saoudien n’était autre que Carlos Alberto Parreira, champion du monde avec le Brésil quatre ans plus tôt, remercié par sa fédération après ce deuxième match.

La soirée laisse pourtant une ombre. À la 71e minute, Zidane marche sur le capitaine saoudien Fuad Amin et reçoit un carton rouge direct. Deux matchs de suspension : il manquera le Danemark et le huitième de finale.

Danemark : la rotation et un Petit décisif

Déjà qualifiée, la France se présente à Lyon le 24 juin avec une équipe largement remaniée : Lebœuf, Candela, Karembeu, Vieira, Pirès, Diomède et Trezeguet sont titulaires. Djorkaeff transforme un penalty, Michael Laudrup égalise de la même manière avant la mi-temps, et Emmanuel Petit donne la victoire après la pause. Neuf points sur neuf, neuf buts marqués, un seul encaissé : c’est le meilleur bilan des huit groupes.

Paraguay et Italie : les deux matchs où tout aurait pu s’arrêter

Le 28 juin à Lens, sans Zidane, la France bute sur le Paraguay et sur son gardien José Luis Chilavert. Le temps réglementaire se termine sur 0-0, la première prolongation aussi. Dans la seconde, à quelques minutes des tirs au but, Laurent Blanc reprend dans la surface un ballon remis par Trezeguet. Le match s’arrête sur-le-champ : c’est le premier but en or de l’histoire de la Coupe du monde, et le seul du tournoi 1998. Un défenseur central qualifie l’équipe, ce qui deviendra une habitude.

Le stade Bollaert-Delelis de Lens pendant un match, tribunes garnies de supporters
Le stade Félix-Bollaert de Lens, aujourd’hui Bollaert-Delelis (photo de 2015) : c’est ici que Laurent Blanc a marqué le but en or contre le Paraguay, le 28 juin 1998 · Photo : Liondartois, licence CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

Le 3 juillet à Saint-Denis, le quart de finale contre l’Italie oppose deux équipes qui se connaissent par cœur. Côté français, sept joueurs évoluent en Serie A, et Zidane retrouve des coéquipiers de la Juventus en face. Le match est tendu, fermé, et se termine sur 0-0 après prolongation. Aux tirs au but, Zidane marque, Roberto Baggio aussi. Lizarazu voit sa frappe arrêtée par Gianluca Pagliuca, Barthez répond en stoppant celle de Demetrio Albertini. Trezeguet, Costacurta, Henry et Vieri réussissent. Blanc marque le cinquième, puis Luigi Di Biagio frappe la barre transversale. 4-3. Pour l’Italie, c’est une troisième élimination aux tirs au but en trois Coupes du monde, après 1990 et 1994.

France-Croatie : comment Lilian Thuram a-t-il renversé la demi-finale ?

La Croatie dispute alors sa première phase finale de Coupe du monde, et elle vient d’écraser l’Allemagne 3-0 en quart. Le 8 juillet, elle ouvre le score dès la reprise : sur une passe d’Aljoša Asanović, Davor Šuker part dans le dos de la défense et bat Barthez à la 46e minute. Sur l’action, un joueur n’est pas monté avec les autres. Thuram, défenseur central de formation aligné à droite, est resté un peu plus bas que sa ligne, et c’est lui qui couvre Šuker et le laisse en position régulière. Sans ce mètre de retard, le drapeau se lève.

La suite a quelque chose d’une réparation personnelle. Dès la 47e minute, Thuram monte, récupère le ballon dans les pieds de Zvonimir Boban à l’entrée de la surface, enchaîne un une-deux avec Djorkaeff et égalise. À une vingtaine de minutes de la fin, il remet ça : nouvelle montée côté droit, ballon récupéré à l’entrée de la surface, frappe enroulée du pied gauche au ras du poteau. Il s’agenouille ensuite, l’index sur le menton, dans une pose devenue l’une des images de ce Mondial.

Ce sont les deux seuls buts de Thuram en 142 sélections. On a vu des statistiques plus logiques. La fin du match coûte cher : Laurent Blanc est expulsé après un accrochage avec Slaven Bilić, dont la chute a longtemps été contestée. Jacquet fait entrer Lebœuf à la place de Djorkaeff pour tenir le 2-1, et la France atteint la première finale de Coupe du monde de son histoire. Blanc, suspendu, ne la jouera pas.

Qui a marqué les 3 buts de la finale 1998 ?

Zinédine Zidane en a marqué deux, Emmanuel Petit le troisième. En face, le Brésil est tenant du titre et sort d’une demi-finale gagnée aux tirs au but contre les Pays-Bas. Son avant-centre, Ronaldo, a été victime d’un malaise dans les heures qui précèdent la rencontre : la première feuille de match transmise à la presse annonce Edmundo à sa place, avant qu’il ne soit finalement aligné. Côté français, Lebœuf remplace Blanc en défense centrale.

Les Bleus attaquent fort. Guivarc’h se présente deux fois face à Cláudio Taffarel dans le premier quart d’heure et ne cadre pas. À la 27e minute, Roberto Carlos concède un corner évitable côté droit. Petit le tire, Zidane coupe de la tête au premier poteau, 1-0. Dans le temps additionnel de la première période, rebelote sur un corner tiré côté gauche par Djorkaeff : Zidane, laissé seul, marque de la tête. 2-0 à la pause, deux buts sur coups de pied arrêtés contre une défense qui les défendait mal.

Le Brésil pousse en seconde période. Denílson entre à la place de Leonardo, Barthez bloque une frappe de Ronaldo à bout portant. À la 68e minute, Marcel Desailly reçoit un second carton jaune pour un tacle sur Cafu. Jacquet remplace Djorkaeff par Patrick Vieira et Petit recule en défense centrale, un poste qu’il n’occupait pas en sélection. Denílson touche la barre. Puis, dans les arrêts de jeu, un corner brésilien mal tiré est récupéré par Dugarry, qui lance Vieira, lequel sert Petit. Frappe croisée, 3-0. Les deux joueurs d’Arsenal ont fabriqué le dernier but du tournoi, et Didier Deschamps soulève le trophée.

Tactiquement, l’équipe de la finale se lit comme un 4-3-2-1 : Barthez, puis Thuram, Desailly, Lebœuf et Lizarazu, un milieu Karembeu, Deschamps, Petit, Zidane et Djorkaeff derrière Guivarc’h. Beaucoup de joueurs capables de défendre, deux créateurs, un seul attaquant. Le reproche de prudence adressé à Jacquet pendant deux ans décrivait fidèlement ce système. Il oubliait de dire que ce système gagnait.

Quel héritage a laissé France 98 ?

Le soir du 12 juillet, les Champs-Élysées se remplissent spontanément. La foule est estimée à environ un million et demi de personnes, et le lendemain les joueurs remontent l’avenue en bus à impériale. Le documentaire Les Yeux dans les Bleus, tourné de l’intérieur par Stéphane Meunier pendant toute la compétition, fixe pour longtemps l’image d’un groupe soudé. Le slogan « black-blanc-beur » est vite érigé en symbole d’une France réconciliée. Il a été presque aussi vite discuté par les sociologues, qui y voient davantage une construction médiatique de l’été qu’un changement durable.

L'avenue des Champs-Élysées vue depuis le sommet de l'Arc de Triomphe, bordée d'arbres, avec la circulation au centre
Les Champs-Élysées vus de l’Arc de Triomphe (photo de 2015, illustration) : c’est sur cette avenue que la foule a fêté le titre le soir du 12 juillet 1998 · Photo : Suicasmo, licence CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

L’héritage sportif est plus mesurable. Jacquet quitte son poste après la finale et prend la direction technique nationale, Roger Lemerre lui succède et remporte l’Euro 2000 avec une ossature quasi identique. Zidane reçoit le Ballon d’or en fin d’année. Surtout, la génération de 1998 a fourni ses cadres au banc de l’équipe de France. Didier Deschamps, capitaine en 1998, gagne la Coupe du monde 2018 en Russie comme sélectionneur, devenant le troisième homme à remporter le tournoi comme joueur puis comme entraîneur. Et le 18 septembre 2026, Zinédine Zidane, son successeur, a publié sa première liste de sélectionneur des Bleus.

Reste une leçon de football, moins romantique que la légende. L’équipe de 1998 n’a pas gagné parce qu’elle avait les meilleurs attaquants du tournoi. Elle a gagné parce qu’elle concédait très peu, qu’elle savait marquer sur coup de pied arrêté et que ses défenseurs ont marqué quand ses attaquants ne le faisaient pas. On peut préférer d’autres récits. Celui-là a l’avantage d’être vérifiable.

Questions fréquentes

Où s’est déroulée la Coupe du monde 1998 ?

La Coupe du monde 1998 s’est déroulée en France, du 10 juin au 12 juillet 1998. Dix stades ont accueilli les 64 matchs : le Stade de France à Saint-Denis, le Parc des Princes, le Vélodrome de Marseille, Gerland à Lyon, Félix-Bollaert à Lens, la Beaujoire à Nantes, le Stadium de Toulouse, le Parc Lescure à Bordeaux, la Mosson à Montpellier et Geoffroy-Guichard à Saint-Étienne. La finale a eu lieu au Stade de France.

Qui a gagné la Coupe du monde 1998 ?

L’équipe de France a gagné la Coupe du monde 1998 en battant le Brésil, tenant du titre, 3-0 en finale le 12 juillet 1998 au Stade de France. C’est le premier titre mondial de son histoire. Dirigée par Aimé Jacquet et capitainée par Didier Deschamps, elle a terminé le tournoi invaincue, avec six victoires et un nul contre l’Italie, qualifiée aux tirs au but en quart de finale.

Zinédine Zidane a-t-il joué en finale de la Coupe du monde 1998 ?

Oui, et il en a été le héros avec deux buts de la tête sur corner, à la 27e minute puis dans le temps additionnel de la première période. Ce sont ses seuls buts du tournoi. Exclu contre l’Arabie saoudite au premier tour, il avait manqué deux matchs sur suspension, contre le Danemark et le Paraguay, avant de revenir pour le quart de finale contre l’Italie.

Qui a reçu un carton rouge en finale de la Coupe du monde 98 ?

Marcel Desailly, exclu à la 68e minute après un second carton jaune pour un tacle sur Cafu. La France a fini la finale à dix, Emmanuel Petit reculant en défense centrale et Patrick Vieira entrant au milieu. Laurent Blanc, lui, n’a pas joué la finale : il avait été expulsé en demi-finale contre la Croatie et Frank Lebœuf l’a remplacé.

Qui était le meilleur joueur de la Coupe du monde 1998 ?

Le Ballon d’or du tournoi, attribué par un vote des journalistes, est revenu au Brésilien Ronaldo, auteur de quatre buts. Le Soulier d’or du meilleur buteur a été remporté par le Croate Davor Šuker avec six buts. Côté français, le meilleur buteur est Thierry Henry avec trois buts, et Zinédine Zidane a reçu le Ballon d’or France Football en fin d’année.

Qui était le sélectionneur de l’équipe de France en 1998 ?

Aimé Jacquet, nommé le 17 décembre 1993 après l’échec de la qualification pour le Mondial 1994, d’abord à titre provisoire. Longtemps critiqué pour son jeu jugé trop prudent, il a construit l’équipe autour d’une défense très solide. Il a quitté son poste après la finale, remplacé par son adjoint Roger Lemerre, champion d’Europe en 2000.

Signé

Antoine Ferrec Football

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