Hors-jeu au football : la règle expliquée simplement
Par Antoine Ferrec · · 16 min de lecture
Au football, un joueur est hors-jeu s’il se trouve dans la moitié de terrain adverse, plus près de la ligne de but adverse que le ballon et que l’avant-dernier adversaire au moment où un coéquipier lui passe ou touche le ballon, et s’il prend ensuite part au jeu. Être en position de hors-jeu n’est pas une faute : seule la participation active est sanctionnée, d’un coup franc indirect. Voici la règle du hors-jeu expliquée point par point à partir de la Loi 11 de l’IFAB, avec ses exceptions, ses pièges et ce que la vidéo y a changé.
L’essentiel
- Position de hors-jeu : une partie de la tête, du tronc ou des jambes dans la moitié adverse (ligne médiane non comprise) et plus près de la ligne de but adverse que le ballon et que l’avant-dernier adversaire. Les mains et les bras ne comptent pas, gardiens compris.
- À la même hauteur que l’avant-dernier adversaire, ou que les deux derniers, un joueur est en jeu.
- La position se juge au moment où le coéquipier joue ou touche le ballon (premier point de contact), jamais au moment de la réception.
- L’infraction suppose une participation active : jouer le ballon, gêner un adversaire ou tirer avantage d’un rebond, d’une déviation ou d’un arrêt.
- Pas d’infraction de hors-jeu sur un ballon reçu directement d’une rentrée de touche, d’un corner ou d’un coup de pied de but.
- Sanction : coup franc indirect pour l’équipe adverse, à l’endroit où l’infraction a été commise.
Qu’est-ce qu’un hors-jeu au football ?
Une idée reçue d’abord : on croit volontiers que se trouver hors-jeu est une faute. La Loi 11 commence précisément par dire le contraire. Sa première phrase le dit en toutes lettres : être en position de hors-jeu n’est pas une infraction. Un attaquant peut passer une mi-temps entière derrière la défense adverse sans jamais être sanctionné, tant qu’il ne se mêle pas du jeu. Le hors-jeu se raisonne donc en deux temps, et presque toutes les incompréhensions viennent de la confusion entre les deux.
Premier temps, une photographie prise au moment où un coéquipier joue ou touche le ballon : le joueur est-il en position de hors-jeu ? Trois conditions doivent être réunies en même temps. Il doit se trouver dans la moitié de terrain adverse. Il doit être plus près de la ligne de but adverse que le ballon. Il doit être plus près de cette ligne que l’avant-dernier adversaire. Il suffit qu’une seule condition manque pour qu’il soit en jeu : un joueur resté dans sa moitié, ou derrière le ballon, ne peut pas être hors-jeu, ce qui explique qu’une passe en retrait ne soit jamais sifflée.
Second temps, le film de ce qui suit : ce joueur prend-il une part active au jeu ? Si oui, il y a infraction. Sinon, rien. L’arbitre assistant qui garde son drapeau baissé alors qu’un attaquant se trouve nettement devant la défense n’a donc pas forcément mal vu. Il attend de savoir si le joueur va participer.
La règle a une raison d’être simple. Sans elle, une équipe pourrait laisser un attaquant planté devant le but adverse en attendant un long ballon, et le jeu se résumerait à des dégagements vers ce joueur. Le hors-jeu oblige les attaquants à partir de la même ligne que les défenseurs et fait de la hauteur de la défense une arme tactique. Monter d’un seul bloc au bon moment pour laisser un attaquant derrière soi, c’est le piège du hors-jeu, qui ne fonctionne que si les quatre défenseurs montent ensemble. Un seul retardataire, et c’est lui qui met tout le monde en jeu.
Quelle partie du corps est prise en compte pour le hors-jeu ?
La tête, le tronc et les jambes. Pas les mains ni les bras, et cela vaut pour tous les joueurs, gardiens compris. La logique est cohérente avec le reste des Lois : on ne mesure que les parties du corps avec lesquelles on a le droit de marquer. Pour éviter les disputes sur l’épaule, l’IFAB a fixé la limite : la partie supérieure du bras s’arrête au bas de l’aisselle. Une épaule qui dépasse compte donc, un bras tendu non.
La règle s’applique dans les deux sens. Le bras d’un défenseur ne sert pas davantage à mettre un attaquant en jeu que le bras de l’attaquant ne le met hors-jeu. Et être à la même hauteur que l’avant-dernier adversaire, ou que les deux derniers, suffit à être en jeu. Cette précision date de 1990 ; auparavant, être à hauteur ne protégeait pas l’attaquant.
Reste la question qui revient le plus souvent : qui est l’avant-dernier adversaire ? La Loi ne parle pas de défenseur ni de gardien, elle parle d’adversaires. On compte les deux joueurs adverses les plus proches de leur ligne de but, quels qu’ils soient. Dans la plupart des situations, le dernier est le gardien et l’avant-dernier le défenseur le plus reculé, d’où le raccourci trompeur selon lequel il faudrait « un défenseur devant soi ». Mais si le gardien est sorti de son but, un défenseur replié sur sa ligne peut devenir le dernier adversaire, et le gardien l’avant-dernier. S’il est monté plus haut que ses défenseurs, il ne fait plus partie des deux derniers adversaires, et un attaquant qui n’a plus qu’un seul défenseur entre lui et le but vide se retrouve en position de hors-jeu.
La ligne médiane, enfin, ne compte pas comme moitié adverse. Un joueur dont la tête, le tronc ou une jambe dépasse dans la moitié adverse remplit la première condition ; un joueur resté sur la ligne ou en deçà ne la remplit pas.
Est-il possible d’être hors-jeu sans toucher le ballon ?
Oui, et c’est même le cas le plus discuté. La Loi 11 prévoit trois façons de prendre une part active au jeu depuis une position de hors-jeu. La première est la plus évidente : intervenir dans le jeu, en jouant ou en touchant le ballon passé par un coéquipier. Les deux autres ne supposent aucun contact avec le ballon.
Un joueur commet aussi une infraction s’il interfère avec un adversaire. Le texte liste quatre situations : empêcher un adversaire de jouer le ballon en obstruant clairement son champ de vision, lui disputer le ballon, tenter clairement de jouer un ballon proche quand ce geste influence la réaction d’un adversaire, ou faire une action évidente qui influence clairement sa capacité à jouer le ballon. L’exemple type est l’attaquant planté devant le gardien au moment d’une frappe lointaine : il ne touche rien, mais si le gardien ne voit pas partir le tir, le but est refusé.
Troisième cas, tirer avantage de sa position : jouer le ballon ou gêner un adversaire après que le ballon a rebondi ou été dévié sur un poteau, la barre transversale, un arbitre ou un adversaire, ou après un sauvetage délibéré d’un adversaire. L’attaquant hors-jeu qui reprend un tir repoussé par le gardien est donc sanctionné, même si ce n’est pas un coéquipier qui lui a donné le ballon en dernier.
Quelques précisions complètent le tableau. L’instant qui compte est le premier point de contact du coéquipier avec le ballon, sauf quand le gardien relance à la main : on retient alors le dernier point de contact. Un joueur qui revient d’une position de hors-jeu et se trouve sur le chemin d’un adversaire commet une infraction s’il gêne sa course vers le ballon ; s’il le bloque physiquement, c’est une faute au sens de la Loi 12. Et quand une faute est commise sur un joueur en position de hors-jeu, tout dépend de l’ordre des événements : si la faute précède sa tentative de jouer le ballon, elle est sanctionnée ; s’il jouait déjà ou tentait déjà de jouer le ballon, c’est le hors-jeu qui l’emporte. Ce qu’on appelle couramment « hors-jeu passif » désigne simplement un joueur en position de hors-jeu qui ne participe pas : il n’y a pas d’infraction.
Touche, corner, coup de pied de but : quand le hors-jeu ne s’applique pas
La Loi 11 prévoit trois exceptions explicites : il n’y a pas d’infraction de hors-jeu quand un joueur reçoit le ballon directement sur une rentrée de touche, un corner ou un coup de pied de but. Le mot « directement » est essentiel. L’exception ne vaut que pour la première réception ; dès que le ballon a été joué une seconde fois, la règle s’applique de nouveau. Sur un corner joué à deux, la deuxième passe peut parfaitement mettre un joueur hors-jeu.
| Situation au moment de la passe | Hors-jeu possible ? |
|---|---|
| Ballon reçu directement sur rentrée de touche, corner ou coup de pied de but | Non |
| Joueur dans sa propre moitié de terrain | Non |
| Joueur derrière le ballon ou à sa hauteur (passe en retrait) | Non |
| Joueur à la même hauteur que l’avant-dernier adversaire | Non |
| Seul un bras ou une main dépasse l’avant-dernier adversaire | Non |
| Ballon joué délibérément par un adversaire, y compris de la main | Non, sauf sauvetage délibéré |
| Ballon dévié par un adversaire, un poteau, la barre ou un arbitre | Oui, si le joueur était déjà en position de hors-jeu |
| Coup franc direct ou indirect | Oui |
| Relance à la main du gardien | Oui, jugé au dernier point de contact |
Le coup franc mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il surprend souvent les spectateurs occasionnels. Contrairement à la touche et au corner, il n’offre aucune protection : sur un coup franc lointain envoyé dans la surface, la ligne défensive monte d’un pas au moment de la frappe précisément pour laisser les attaquants derrière elle. Ce pas de trop ou de moins fait partie des duels les plus codifiés du football.
Ballon joué délibérément ou dévié : la nuance qui a décidé une finale
La règle la plus piégeuse de la Loi 11 tient à une distinction fine. Quand un adversaire joue délibérément le ballon, même mal, un attaquant en position de hors-jeu qui le récupère n’est pas sanctionné : on considère que la défense a eu le ballon et qu’elle l’a perdu. Quand le ballon est seulement dévié, par un réflexe ou un rebond, le hors-jeu reste valable. Entre les deux, il y a le sauvetage : intercepter ou tenter d’intercepter un ballon qui se dirige vers le but, avec n’importe quelle partie du corps sauf les mains et les bras, à l’exception du gardien dans sa surface. Un sauvetage ne remet jamais l’attaquant en jeu.
Le 10 octobre 2021, à Milan, cette nuance a décidé la finale de la Ligue des nations. À la 80e minute, sur une passe en profondeur de Theo Hernández, Kylian Mbappé se trouve en position de hors-jeu. Le défenseur espagnol Eric García tend la jambe pour couper la trajectoire et touche le ballon. L’arbitre Anthony Taylor, soutenu par la VAR, estime que García a joué le ballon délibérément. Le but est accordé, la France gagne 2-1, et l’Espagne ressort de San Siro avec un grief tenace.
L’IFAB a publié à l’été 2022 une série de critères pour dire ce qu’est une « action délibérée ». La Loi n’a pas changé, mais son interprétation s’est resserrée. On regarde désormais si le ballon a parcouru une certaine distance et si le joueur le voyait clairement, si le ballon allait vite, si sa trajectoire était prévisible, si le joueur avait le temps d’organiser son geste plutôt que de réagir par réflexe, et si le ballon était au sol, plus facile à jouer qu’en l’air. Une jambe tendue dans l’urgence relève désormais plutôt de la déviation, et plusieurs commentateurs ont conclu qu’un but comme celui de Mbappé serait aujourd’hui refusé. Les Espagnols apprécieront la précision, avec quelques années de retard.
Quelle est la sanction d’un hors-jeu ?
Un coup franc indirect pour l’équipe adverse, tiré à l’endroit où l’infraction a été commise, c’est-à-dire là où le joueur a pris part au jeu. La Loi précise que cet endroit peut se trouver dans la propre moitié de terrain du joueur fautif : un attaquant qui revient de sa position de hors-jeu et touche le ballon dans son camp est sanctionné là. L’arbitre assistant signale l’infraction en levant son drapeau, puis en l’inclinant pour indiquer où se trouvait le joueur, côté opposé, milieu ou côté proche du terrain.

Deux cas particuliers occupent régulièrement les arbitres. Un défenseur qui quitte le terrain sans autorisation, par exemple en franchissant sa ligne de but emporté par son élan, est considéré comme se trouvant sur la ligne de but ou de touche pour l’appréciation du hors-jeu, jusqu’au prochain arrêt de jeu ou jusqu’à ce que son équipe ait joué le ballon vers la ligne médiane et que celui-ci soit sorti de la surface. Impossible, donc, de sortir du terrain pour mettre un attaquant hors-jeu. S’il est sorti délibérément, il est averti au prochain arrêt.
À l’inverse, un attaquant peut sortir du terrain pour montrer qu’il ne participe pas. S’il revient depuis la ligne de but et intervient avant le prochain arrêt, il est considéré comme se trouvant sur la ligne de but. Et l’attaquant resté immobile dans le but au moment où le ballon franchit la ligne ne fait pas annuler le but, sauf s’il commet une infraction de hors-jeu ou une faute.
VAR et hors-jeu semi-automatique : ce que la vidéo a changé
La position de hors-jeu est une décision factuelle, que la VAR vérifie sur chaque but, chaque penalty et chaque exclusion pour occasion de but annihilée, en général sans que l’arbitre ait besoin d’aller au moniteur. Pour ne pas tuer une action qu’elle validerait ensuite, les assistants sont autorisés à retarder leur drapeau quand une équipe file vers le but. Dans les compétitions équipées, la technologie semi-automatique, utilisée à la Coupe du monde 2022 puis en Ligue des champions et en Premier League, suit la position des joueurs grâce à des caméras dédiées et signale l’instant de la passe, ce qui accélère le tracé des lignes. L’interprétation, elle, reste humaine : la machine mesure une position, pas une interférence. Le fonctionnement complet de l’arbitrage vidéo relève d’un autre sujet ; retenons qu’elle n’a rien changé à la règle, seulement à la précision avec laquelle on l’applique.

Quelle est la nouvelle règle du hors-jeu ?
Il n’y en a pas dans les Lois du jeu 2026-2027, entrées en vigueur le 1er juillet 2026 : la règle expliquée plus haut est celle qui s’applique partout. En revanche, une autre version est à l’essai. Défendue par Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA, elle repose sur le principe dit du « daylight » : un attaquant n’est hors-jeu que s’il y a un espace visible entre lui et l’avant-dernier défenseur, autrement dit si tout son corps a dépassé. Il suffirait qu’une partie du corps avec laquelle on peut marquer soit encore à hauteur pour être en jeu, soit la logique inverse de la règle actuelle. L’essai, approuvé par l’IFAB à l’issue de son assemblée générale de février 2026, se déroule dans le championnat canadien depuis le 4 avril 2026. Il faudra en attendre les conclusions avant toute modification des Lois.
Ce ne serait pas la première révolution. Le hors-jeu figure dans les premiers codes écrits du jeu, au milieu du XIXe siècle. En 1866, la Football Association adopte une règle exigeant au moins trois adversaires entre l’attaquant et la ligne de but. En 1925, ce nombre passe à deux, la règle actuelle dans son principe. En 1990, l’attaquant à hauteur de l’avant-dernier adversaire est déclaré en jeu. Chaque changement a poursuivi le même but, favoriser l’attaque, et chacun a obligé les défenses à réinventer leur façon de monter. Pour le texte intégral, la Loi 11 sur le site de l’IFAB reste la référence, et la Fédération française de football propose un support pédagogique consacré au hors-jeu destiné aux éducateurs.
Les erreurs les plus fréquentes sur la règle du hors-jeu
On entend tous les week-ends les mêmes contresens, en tribune comme au bord des terrains amateurs. Les voici, avec ce que dit la Loi.
- « Il faut toujours un défenseur devant soi. » Faux : il faut deux adversaires, gardien ou non. Si le gardien est monté, un seul défenseur ne suffit plus.
- « Il était hors-jeu quand il a reçu le ballon. » Sans importance : la position se juge au moment de la passe. Un attaquant parti de la bonne hauteur peut recevoir le ballon dix mètres derrière la défense.
- « À hauteur, c’est hors-jeu. » Faux depuis 1990 : à hauteur, on est en jeu.
- « Son bras dépassait. » Les bras et les mains ne comptent pas, ni pour l’attaquant ni pour le défenseur.
- « Le défenseur l’a touché, donc il est remis en jeu. » Cela dépend : un jeu délibéré le remet en jeu, une déviation réflexe ou un sauvetage non.
- « Il ne touche pas le ballon, donc il ne peut pas être hors-jeu. » Faux : gêner le gardien ou disputer le ballon à un adversaire suffit.
- « Il n’y a jamais de hors-jeu sur coup de pied arrêté. » Seuls la touche, le corner et le coup de pied de but sont exemptés, et seulement pour le ballon reçu directement. Le coup franc ne l’est pas.
Une dernière remarque, qui n’est pas dans la Loi mais dans la pratique. Le hors-jeu est la seule règle du football qui oblige l’arbitre assistant à regarder deux endroits à la fois, le pied du passeur et la ligne des défenseurs, souvent séparés de trente ou quarante mètres. Qu’il se trompe parfois n’a rien d’étonnant. Qu’il ait raison aussi souvent en a davantage.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un hors-jeu au football ?
Un joueur est en position de hors-jeu s’il est dans la moitié de terrain adverse et plus près de la ligne de but adverse que le ballon et que l’avant-dernier adversaire, au moment où un coéquipier joue ou touche le ballon. Cette position n’est pas une faute en soi. Il y a infraction seulement si le joueur prend ensuite une part active au jeu, et elle est sanctionnée d’un coup franc indirect pour l’équipe adverse.
Quelle partie du corps est considérée comme hors-jeu ?
Seules la tête, le tronc et les jambes sont prises en compte, c’est-à-dire les parties du corps avec lesquelles un but peut être marqué. Les mains et les bras sont ignorés pour tous les joueurs, gardiens compris, et la limite du bras est fixée au bas de l’aisselle. Un joueur dont seul le bras dépasse l’avant-dernier adversaire est donc en jeu, et être exactement à sa hauteur suffit aussi.
Est-il possible d’être hors-jeu sans toucher le ballon ?
Oui. Un joueur en position de hors-jeu commet une infraction s’il interfère avec un adversaire sans toucher le ballon : en obstruant clairement le champ de vision du gardien, en lui disputant le ballon, en tentant clairement de jouer un ballon proche quand cela influence un adversaire, ou par une action évidente qui gêne sa capacité à jouer. L’attaquant planté devant le gardien sur une frappe lointaine en est l’exemple type.
Peut-on être hors-jeu sur une touche ou un corner ?
Non, pas sur le ballon reçu directement. La Loi 11 exclut toute infraction de hors-jeu quand un joueur reçoit directement le ballon sur une rentrée de touche, un corner ou un coup de pied de but. L’exception s’arrête là : dès que le ballon est joué une seconde fois, par exemple sur un corner joué à deux, la règle s’applique de nouveau. Les coups francs, eux, ne bénéficient d’aucune exception.
Que se passe-t-il pour le hors-jeu quand le gardien est sorti ?
La Loi ne mentionne ni gardien ni défenseur : elle compte les deux adversaires les plus proches de leur ligne de but. Si le gardien est sorti et qu’un défenseur s’est replié sur la ligne, le gardien peut devenir l’avant-dernier adversaire. S’il est monté plus haut que ses défenseurs, il ne fait plus partie des deux derniers adversaires, et un attaquant qui n’a qu’un seul défenseur devant lui se retrouve en position de hors-jeu.
Quand est apparu le hors-jeu au foot ?
Le hors-jeu existe dès les premiers codes écrits du football, au milieu du XIXe siècle. En 1866, la Football Association adopte une règle exigeant au moins trois adversaires entre l’attaquant et la ligne de but. Ce nombre passe à deux en 1925, ce qui fonde la règle actuelle. Depuis 1990, un attaquant à la même hauteur que l’avant-dernier adversaire est considéré en jeu.
Signé
Antoine Ferrec Football
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